Beausemblant d'hier

27 janvier 2012

TUILERIE. LAVEYRON Atelier 1

Que cette photo est belle !   Merci Max !

 Il y en a deux : qui feront l'objet de 2 articles.

tuilerie laveyron coll 1

C'est tout de même rare de posséder une photo d'une aussi bonne qualité tant sur l'état de conservation qu'en terme de netteté.

Que peuvent bien faire les ouvriers ?

 

 

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22 janvier 2012

MONIER DE LA SIZERANNE - le Nom -

 

Comment est né le nom "Monier de la Sizeranne" ?

Qu'elle est l'histoire de cette famille ?

En ce qui concerne "de La Sizeranne".

Quand on cherche l'origine du nom "Sizeranne" voilà ce que l'on trouve sur internet

"Nom surtout porté dans la Loire, où il est attesté depuis la fin du XVIe siècle. Variante : Ciseron. Formes anciennes, rencontrées dans l'Ardèche : Siseron, Sizeron. C'est le nom d'un hameau à Saint-Genest-Lerpt (42), mais rien ne dit que le toponyme soit antérieur au nom de famille. Il semble cependant qu'on ait affaire à un nom de lieu, à rapprocher peut-être de La Sizeranne, ancien hameau ( hameau ??? )  et château à Beausemblant, dans la Drôme, département où il y a aussi un château de la Sizeranne à Marges. Concernant le château de la Sizeranne, la première graphie connue est Soseiranas (1194), terme qui semble à rapprocher du mot "suzerain". Dans une autre région, il existe un hameau de Cizerol à Noueilles (31). Là, il semble qu'on ait affaire à un lieu où pousse le cerisier. Reste à savoir ce qu'il en est exactement pour Cizeron (à noter que le suffixe -on est fréquent dans le Forez"

 

En 1458  parmi les nobles du mandement de Montfort, un Amblard de Chastaing (Chastagni) vivant en "Graisivaudan", semblerait être l'arrière oncle masculin d'un Girard en 1498. Ce Girard de Chastaing quitta le graisivaudan suite à sa nomination vers 1498, par le Dauphin Humbert II, comme maître de la monnaie de Romans ; fonction considérable qui attribuait à leurs titualires les plus précieux privilèges. Ses descendants ont continué de résider sur romans et sa région jusqu'à l'extinction de la famille.


Avant son arrivée dans cette région, Girard de Chastaing avait épousé Ennemonde de Bernond, issue d'une très ancienne race de gentilshommes du Graisivaudan. Un fils naquit  de cette union, Humbert, qui ne suivit pas la même carrière que son père, mais qui en revanche prit soin d'établir solidement sa famille. Il y épousa en 1550 Louise de Villars, fille d'un gentilhomme ordinaire de la chambre du roi et dernière héritière  d'une famille noble de Chabeuil en valentinois.

Cette alliance le rendit seigneur de la maison forte de La Sizeranne  (du côté de Chatuzange) et des fiefs de La Passa et de Roncieux, dans le mandement de Romans.

 

Le Blason des Sizeranne

 Ecartelé, aux 1er et 4e de la Sizeranne; aux 2e et 3e d’azur, à l’ours rampant d’argent supportant, de ses pattes de devant, un monde cerclé et croisé d’or

D’argent, au lion de gueules, à la fasce d’azur chargée de trois croisettes d’or, brochant sur le tout (Armor, génér.).

Seule carrière ouverte à ses 2 fils, gentilhomme peu favorisé des biens de la fortune, en les  destinant  aux armes, il fonda une famille toute militaire. L'un de ses fils Claude fut Chevalier de Malte et périt sur un champ de bataille.  L'autre, Louis, servit pendant plusieurs années dans les armées d' Henri IV et reçut de ce prince en 1598 un brevet de gentilhomme de sa chambre.

(je voudrais ouvrir une parenthèse : Vous avez peut être lu  l'histoire parue sur Barthelemy de Laffemas qui court rencontrer le futur roi Henri IV de passage dans notre région. C'est une belle histoire, mais j'ai du mal à croire que le commun des mortels de l'époque, même si nous sommes loin du rideau de gardes du corps qui entoure maintenant nos énarques, puisse aussi facilement se faire présenter et  admettre au bord de la route par un prétendant au trône de France. Ne faudrait-il pas plutôt voir la facilité que lui accorde les connaissances de son entourage. J'aurais l'occasion d'y revenir)

Il se retira ensuite à Romans où il se maria avec jeanne de Grégoire du Bouchet. La vie des descendants se modela sur celles de leurs aïeux, ils portèrent tous les armes. Les ainés revenaient à Romans, après quelques années de services, ou à la mort du chef de famille. Quant aux cadets, ils restaient aux armées, où ils trouvèrent presque tous une mort  glorieuse, de sorte que, pendant 300 ans, leur modeste succession s'est ouverte sur les champs de bataille. Un grand nombre d'entre eux furent des officiers de cavalerie d'un très grand mérite et que leurs états des services sont des plus honorables.

Sur plusieurs brevets militaires le titre de Comte leur est donné sans qu'on sache si ce titre résulte d'une concession régulière. N'empêche qu'à partir du milieu du XVII ème siècle, leurs armes paraissent toujours surmontées d'une couronne de Comte.


Par suite de son peu de fortune qui ne lui permettait pas de tenir un grand état de maison et d'aller, comme tant d'autres, chercher à la cour des charges et des honneurs, cette famille n'étendit pas ses relations au delà de Romans et ses environs. Sa loyauté traditionnelle, ses vertus militaires lui donnèrent dans ce cercle modeste une grande considération, et firent rechercher son alliance par les meilleurs maisons du Valentinois, entre lesquelles, on pourra citer celle de Saint Férréol et de Rostaing. elle fut maintenue dans sa noblesse par de Sève et Dugué, intendant du Dauphiné en 1671 et 1675. Une de ses filles, Blanche de Chastaing fit aussi ses preuves de noblesse, devant d'Hozier, pour Saint Cyr, où elle fut admise le 1er novembre 1769.

(Saint Cyr : La Maison Royale de Saint-Louis était ouverte « aux filles des gentilhommes tués ou ayant ruiné leur santé et leur fortune pour le service de l'État ». Elles devaient avoir entre 7 et 12 ans pour entrer à la Maison Royale. Leur admission était décidée par le roi lui-même, après consultation du juge des généalogies de France qui devait s'assurer que la famille des postulantes, du côté de leur père, appartenait à la noblesse depuis au moins 140 ans. Beaucoup de pensionnaires étaient filles, nièces ou orphelines de militaires ; si beaucoup d'entre elles venaient de Paris ou des environs, il y avait des élèves provenant de toutes les provinces de France et même de l'étranger.

La maison pouvait accueillir 250 « Demoiselles de Saint-Cyr ». Elles étaient sous la responsabilité de 36 dames éducatrices ou « professes » et 24 sœurs « converses » assurant les tâches domestiques, auxquelles s'ajoutaient des prêtres et du personnel laïc

Les élèves, âgées de 7 à 20 ans, étaient réparties en quatre « classes » en fonction de leur âge. Elles portaient en guise d'uniforme une robe d'étamine brune rappelant les robes de cour, nouée de rubans dont la couleur indiquait la classe de l'élève : « rouge » de 7 à 10 ans, « verte » de 11 à 14 ans, « jaune » de 15 à 16 ans, « bleue » de 17 à 20 ans. Elles étaient coiffées d'un bonnet blanc qui laissait voir en partie les cheveux.) Source wikipédia.

 

Le dernier rejeton mâle des Chastaing fut Ennemond IV dit Saint Amour, nom de guerre qui lui avait été donné dans le régiment de Chabot, où, comme son père , il servit pendant plusieurs années. Il mourut peu de temps avant la révolution, sans avoir été" marié. Deux jeunes cousines germaines , nommées Jeanne et Reine, lui survécurent. A cette époque, des revers avaient entièrement dissipé leur modeste patrimoine. Les fiefs de la Sizeranne, de la Passa et de Roncieux étaient possédés par des étrangers.

Dans cete triste situation, les deux orphelines trouvèrent un généreux appui auprès des seuls parents qui leur restaient, auprès de la famille MONIER. (Jean Monier avait épousé en 1712 une demoiselle Chastaing).

La famille Monier vint au secours des pauvres orphelines et leur fit pension convenable à leur rang. Jeanne mourut la première. Reine se retira au couvant de la Bénisson-Dieu, mais ne voulut point voir disparître le nom de ses ancètres dont elle restait si fière. Elle légua en 1825 tous ses papiers à la  famille Monier, en la priant de relever autant que possible le nom de Chastaing de la Sizeranne.

 

Source : Chorier et Guy Allard généalogistes du Dauphiné

               Revue nobiliaire

Famille Monier

Je trouve peu de choses concernant cette famille.

Jean Monier avait pour Armes (1701) :  d'argent, au chevron de sable, accompagné de trois lions de gueules ; au chef d'azur, chargé de trois besants d'or

Si parmi vous une personne pouvait me dessiner ce blason !!!

et pour devise : Ferme et Loyal

 

La famille Monier, originaire de Poitou, s'est fixée à Tain au XVIII ème siècle. Elle prit rapidement de l'importance, agrandissant son domaine, J.P Monier acheta de nombreux terrains dont un au bord du Rhone, devenu de nos jours la mairie avec ces immenses platanes.

De Jean Pierre Monier (1749-1803) et de Marguerite Rose Jourdan (1760-1819) naitront 3 enfants :

1-  Louise Charlotte (1789-1868) qui epouse Jean Vincent Mure de Larnage qui auront un fils Louis Charles Marie de Mure, Comte de Larnage, qui sera Maire de Tain et Fondateur de la Teppe.

2- Jean Charles Georges Monier (1791-1847) qui épousera en 1813 Marie Jourdan (1795-1869). Ils auront 3 enfants dont

Jean Maxime Monier , peintre connu sous le nom de Max . Il épousera sa cousine Marie Mathilde en 1853.

3- Paul Ange Henri Monier (1797-1878) qui épousera Louise de Cordoue (1811-1858). Deux enfants naîtront de cette union :

   Louis Fernand (1835-1911) qui épousera Marie Cécile Seguin et Marie Mathilde née à Beausemblant et qui nous l'avons vu épousera son cousin Max Monier. Ils auront 5 enfants dont:

       - Louis Maurice (1857-1927), fondateur de l'Association Valentin Haüy pour les aveugles

       - Robert Henri (1866-1932), homme de lettres et critique d'art.

 

C'est le 31 Aout 1828, par ordonnance royale, que les 2 frères, Jean-Charles-Georges et Paul-Ange-Henri Monier, derniers alliés de la famille Chastaing de la Sizeranne, obtinrent l'autorisation d'ajouter à leur nom celui de "de la Sizeranne.

« Un décret impérial du 31 mars 1866 a conferé au second des frères : Paul-Jean-Ange-Henri, l’ancien député de la Drôme et l’ancien sénateur, le titre héréditaire de comte, qui avait été porté par les Chastaing en 1709.


La Famille Monier de la Sizeranne était née.

Après la mort de Jean-Charles-Georges (l'ainé), l'usage s'est introduit dans le pays d'appeler les descendants de celui-ci Monier de la Sizeranne, et le survivant des frères simplement de la Sizeranne.


 

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13 janvier 2012

LA TUILERIE lAVEYRON

Une petite dernière trouvée il y a peu. Nous sommes au début du siècle... (dernier).

 

 Publicité !

 

grande tuilerie ret COL

tuilerie gaillard et vue gle laveyron colect

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05 janvier 2012

LE CLUB DES JEUNES

C'est l'ancien Président du club qui me fait passer l'article et la photo.

Pour la photo, c'est le problème qui nous a qccompagné toute notre jeunesse et même un peu après, la qualité argentique pour et dans un tout petit boitier : c'était pas gagné ! Si vous vouliez avoir tout le monde dans la boite, vous reculiez, vous reculiez encore, encore un peu... voilà !  Résultat au développement comme une légère déception.

au club des jeunes

année 77 ou78

 

sortie vélo

Alors Max, Je compte sur toi ! tu me donnes tous les noms !

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25 décembre 2011

U S B L - FOOT -

Merci encore à Max pour ces photos et celles qui suivront

 

ANNEE 1979 - 1980

foot max 1979 1980 ret col

L'équipe minime de la saison 1979-80.


Debout : Bernard Veyrier - Claude Fourel - Jean-Pierre Pochon (que je remercie pour la participation) - Christian Scapin - Christophe Garnier (Kiki) - Jean-Luc Pluton - Claude Sassoulas - M. Couix.


Premier rang  : Thierry Roumezy - Carl Sonnier - Franck Perard - Claude Margirier - Hervé Perrin - Frédéric giffon.

foot max 1979-1980 ret col

  L'équipe poussin de la même année.


Debout à coté de José - Béranger - Laurent Ballet - ? - Didier Margirier - Jean Paul Vizier.
Devant : Pascal Margirier - Raphaël Perard - Christophe Ballet - Patrick Béranger - Landry Scapin.

Raphaël Perard, décédé et dont le challenge à son nom est mis en jeu lors du tournoi du club.

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22 décembre 2011

JOYEUSES FETES

Bonnes fêtes !

Joyeuses fêtes à vous tous qui venaient parcourir mon blog, que l'année à venir vous soit heureuse.

Merci de vos visites : Vous avez été un peu plus de 6250 à ce jour pour lire 17000 pages  (celles des Châteaux du Molard et de la Sizeranne sont les plus lues).

N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire, un petit message.  Surtout, continuez à chercher dans les photos de vos parents et grands parents car ils n'ont pas tous adopté l'informatique et internet, et faites nous en profiter en m'envoyant un scan ou un message.

Merci à tous ceux qui l'ont déjà fait, car j'ai aussi besoin de vous.

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16 décembre 2011

CLASSE 76

Merci Max ! Comme il le précisait : pattes d'eph. et cheveux longs . Toute une époque, mais cette mode là n'est elle pas en train de revenir ?

 

classe 1976 red col

Et la maison derrière, la reconnaissez vous ?

Je suis persuadé que ma plus fidèle lectrice va réagir !

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09 décembre 2011

COMMUNION SOLENNELLE

Encore une photo que l'on doit à Max. Il l'a datée de 1967 ou 1968...

Cela vous donnera peut-être l'idée de chercher dans vos photos ! Il doit bien exister celle de 66 ou de 69 !

communion 67 ou 68 coll

 

2ème rang :

Gilbert Degache - Jean Marc Thibaut - Maurice Descours - Denis Gauthier - Vahier - Max Four - Robert Beolet - Michel Veyrand - Gachet - Jean Yves Thibault - Jean Paul Degache
 
1er rang :

Jeanine Veyrand - Maryse Sauze - Jacqueline Amblard - Annie Pouenard - Abbé Roure - Brigitte Buisson - Mireille Thibault - Pierrette Descours - Maryse Roue
 

 

 

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03 décembre 2011

LE PONT

Un Pont :

L'impétuosité du torrent conduit à une destruction fréquente des précédents ponts..

Pont du Bancel, sur le torrent du Bancel, au service de la route nationale N°7, est déclaré terminé avant 1800.

pont bancel 1745

 

L'histoire de ce pont trouve certainement son origine du temps des romains, puisque des inscriptions latines ont été trouvées au pied de ce pont, à l'occasion des travaux.

pont bancel 1745 3

En effet il a été découvert une pierre :

La pierre de Beausemblant, taillée dans un calcaire, a été trouvée en 1806 en creusant les fondations du pont de la rivière de Bancel, près du hameau du même nom. De forme cylindrique, elle mesure un mètre soixante-sept de hauteur et quarante centimètres de diamètre. L’inscription ne serait pas antérieure à 236. A l’origine, elle avait été transportée à Valence, dans le jardin de l’ancienne préfecture, mais après le bombardement américain du 15 août 1944, qui causa la destruction du bâtiment des services préfectoraux, elle trouva un autre lieu de conversation avant d’être portée au musée de Valence.

je n'ai pas vu cette borne à Valence, mais dans le musée d'Arles, en sont exposés plusieurs.

BORNE MILITAIRE


Voici l'inscription sur celle découverte à Bancel :

IMP CÆSAR │ G IVL VERVS │ MAXIMINVS P F │ AVG GERM SARM │ DAC MAX ET G │ IVL VERVS │ MAXIMVS │ NOBILISS │ CÆS │ MP │ IIIXX [

L’inscription développée en latin : Imperator Cæsar Gaius Julius Verus Maximinus, pius, felix, Augustus, Germanicus, Sarmaticus, Dacicus maximus, et Gaius Julius Maximus, nonobilissimus Cæsar, [millia passuum] XXIII

Et, sa traduction : A l’empereur César Caius Julius Verus Maximin, pieux, heureux Auguste, vainqueur des Germains, vainqueur des Sarmates, très grand vainqueur des Daces, et Caius Julius Verus Maxime, Très noble César, 23 mille pas

Entre la borne de Chanas et celle du pont de Bancel, nul besoin de prendre la calculatrice pour trouver 9 milles séparant ces deux points, soit 13 kilomètres et 340 mètres. En utilisant différents outils de calcul d’itinéraires routiers, accessibles par Internet, on obtient invariablement la distance de 11 kilomètres. Celle-ci peut être considérée comme étant sensiblement la même que celle qui pouvait être avec la route, qu’elle se soit appelée, selon les époques, Grande Route de Lyon en Provence et Languedoc, Route Impériale 8, Route Royale 7, Route Impériale 7 ou, encore, Route Nationale 7. "

(source : Dessemond)

 

 

Une Route :

Bancel hameau de collect okLe pont est à l'extrémité de cette photo.

 

ROUTES ET CHEMINS.

Le décret impérial du 46 décembre 1811 contient un règlement général sur la classification, la construction, la réparation et l'entretien des routes. Elles sont royales ou départementales.

ROUTES ROYALES.

Elles sont divisées en trois classes. Les frais de construction, reconstruction et entretien des routes de 1TM et de 2°" classe, sont supportés en entier par le trésor royal; ceux des routes de 3m classe le sont concurremment par le trésor et par les départemens qu'elles traversent.

Les routes royales du département de la Drome sont au nombre de cinq,  à savoir :

Route N.° 7, de Paris à Anlibes, par Lyon et Avignon.

Cest une route de 4" classe. Elle a dans le département une longueur de 117 042 mètres 74 centimètres; elle passe à Saint-Rambert, commune d'Albon, Saint-Vallier, Tain, Valence, la Paillasse , commune d'Etoile, Livron, Loriol, Montélimar, Donzère et Pierrelatte. On la nomme vulgairement route de Lyon à Marseille. C'est une des plus importantes et des plus fréquentées du royaume. On compte 123 ou 124 ponts ou ponceaux sur l'étendue qu'elle occupe dans le département. Les plus importans sont ceux de l'Isère, à la Roche; de la Drome, à Livron, et du Roubion, à Montélimar. Dans un ordre inférieur, viennent le pont de Bancel, sur la rivière de ce nom, dans la commune de Beausemblant; le pont de Saint-Vallier, sur la Galaure, elle pont de la Berre, entre Donzère et Pierrelatte : ils sont en pierre.

Pour histoire petite info :

Un premier pont en bois avait été construit sur l'Isère en 1769; mais il fut emporté par une crue de la rivière, au mois d'octobre 1778. Sous le gouvernement impérial, on en construisit un autre en bois qui coûta environ 600,000 francs. Il fut brûlé le 28 mars 1814, par ordre du maréchal Augereau, commandant en chef de l'armée de Lyon, qui, s'étant retiré avec ses troupes à Valence, après la prise de Lyon par les Autrichiens, voulut leur couper le passage, ou plutôt feignit de le vouloir; car on a dit alors et depuis qu'un pacte secret existait déjà entre lui et le chef de l'armée d'occupation.

Enfin, ce pont a été remplacé par un autre qui, commencé en 1822, a été terminé en 1825. On en admire l'élégante simplicité. Il a sept arches de 20 mètres d'ouverture chacune. Il a été construit sous la direction de M. Chabord, alors ingénieur en chef du département, et a coûté 1,375,948 francs 61 centimes.

Il existe sur ce pont un péage réglé suivant un tarif approuvé par la loi

du 5 août 1821 ; il a donné fr. cenL

En 1831 :  46.563, 25

En 1832 :  46.258, 20

En 1833 :  55.615, 70

Total     148,437 15

Terme moyen des trois années 49.479, 05

(sources N.Delacroix)

Clin d'oeil à A. Margirier qui m'a fait passer l'idée.

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26 novembre 2011

SEIGNEUR DE BEAUSEMBLANT

Les guerriers ou les grands possesseurs de terres qui peuvent protéger les habitants de petits territoires deviennent petit à petit des seigneurs.

Le possesseur d’une seigneurie porte le nom de seigneur.

Il y avait des petits seigneurs avec pour seul bien, un village.

Le seigneur est le maître, il juge, commande, protège ceux qui habitent dans la seigneurie.

Le seigneur a le pouvoir sur les chevaliers et les paysans.

D'où provient le nom de la seigneurie qui nous concerne ? 

C'est vers 1280 que Willent Siboud a dû faire construire la maison forte de Bausemblant suite à l'abandon du vieux chateau de Vals au profit de princes qui jouissaient des faveurs de la Cour du Dauphin. C'est ce Willent qui commencera la série des seigneurs de Beausemblant.

En 1334 il est fait mention dans l'inventaire des Dauphins en forme latine : BELLO SIMILI dont le sens serait de " bel aspect, belle vue, perpective semblable, uniforme.

J'ouvre ici une paranthèse : Il suffit pour s'en convaincre de regarder la vallée, ne serait ce que de la porte du chateau, ou encore en parcourant une lettre de Lamartine (1837) au Comte Pau Henri Monier de sizeranne qui l'invitait :

"...Je viens de recevoir et de lire ce matin les Voix intérieures de Victor Hugo. Je pense qu'on vous a porté ce beau volume où il y a des pages supérieures à l'homme même. J'espère aussi que les flots du Rhône, votre beau ciel, vos âpres montagnes, ne laisseront pas Emile Deschamps muet : les rencontres de la nature et du génie sont toujours fécondes. Je ne doute pas que nous ayons l'hiver prochain les échos de Beausemblant à Paris".

Emile Deschamps ne fut pas « muet ». Réponse à  H. Monier de la Sizeranne Paris, octobre 1837

." Des hauteurs d'un de vos châteaux,

D'où vous apercevez, comme un roi sur son trône,

Vos vendangeurs fouler la grappe noire ou jaune

Du brûlant Ermitage, autre roi des coteaux,

Et, plus bas, tournoyer la vapeur des bateaux.

Comme un grand aigle noir, sur les flots clairs du Rhône". (Bon, d'accord, il était plus près de Tain)

Imaginez ces poétes en juillet 1837, sur la terrasse du château, avec Emile Deschamps, Chateaubriand, contempler la vallée tout en devisant... Fin de la paranthèse.

terrasse 3 copie

BELLISILIS en 1398 : BEL SEMBLANT en 1408 :  BEAULT SEMBLANT en 1539.

On retrouvera quelques temps plus tard, lorsque l'on parlera de B. de Laffemas, le : dit "Beausemblant".

C'est le Château qui porta ce nom, avant de le donner aussi à la Commune en 1790.

BEAUSEMBLANT (DE) Villain, seigneur de Beausemblant (Armes : de gueules, à la croix engrêlée d'argent)

Il combattit à Varey en 1326. Je vous renvoie à Wikipedia (La bataille de Varey qui eut lieu le 7 août 1325 est la plus célèbre bataille du conflit qui opposa aux XIIIe et XIVe siècles les comtes de Savoie aux dauphins du Viennois. On peut donc supposer, qu'il s'est battu après la bataille)

ARTHAUD DE BEAUSEMBLANT : En 1349 avec le rattachement du Dauphiné au royaume de France, il rendit hommage au Dauphin de France (Humbert II) pour la terre et seigneurie de Beausemblant.

Le gd serre Le cabinet ancien chateau des eigneurs de Beausemblan red

 JEAN DE SIBEUD, Chevalier, seigneur de Beausemblant et du Cabinet.(1697-17..)

François nous fait judicieusement remarquer dans son commentaire que les Sibeud (Siboud) ne sont pas des descendants des Montchenu

Je sais, ma présentation de cet article manque d'informations complémentaires. J'ai noté Jean De Sibeud uniquement pour compléter la carte postale ci dessus car elle a dans son titre "seigneur de Beausemblant".

D'ailleurs il faut que François, s'il me relit, m'envoie un petit mail afin que l'on puisse correspondre, (je n'ai pas son adresse mail) car ses connaissances pourraient largement contribuer à l'élaboration de ce blog, et je serais heureux d'y intégrer le résultat de ses recherches.

 

Chateauneuf de Galaure red col

 

 Quel rapport avec notre seigneur de Beausemblant ? Entre Montchenu et les Seigneurs de Beausemblant

Cette noble et illustre maison (Montchenu- avec pour écusson : De gueules à une bande engrélée d'argent, chargé d'un alèrion d'azur mis en chef de la bande) est originaire du Dauphiné, où elle est connue dès l'an 1122. A cette époque, mourut en Terre-Sainte, Claude de Montchenu. En 1285 vivait Falques (Falco), qui fut l'un des médiateurs du traité fait entre le Dauphin Humbert Ier et Gaston vicomte de Béarn. Il prit part à presque toutes les affaires importantes de ce temps. Le nom de Falques devint habituel dans cette famille. Humbert de Montchenu, vivant en 1290 , fut abbé de Saint-Pierre de Vienne; Barthélémy, évêque de Béziers en 1384; autre Falques,.se retrouve en 1393; il se maria avec Beruiguette d'Alais, veuve.d'Arthaud de Beausemblant, qui la fit son héritière universelle le 17 octobre 1374. C'est cette alliance qui porta dans la famille de Montchenu la seigneurie de Beausemblant, qui devint l'apanage de la branche cadette.

(généalogie)

Laire (de), Jean Sexe: Masculin
Naissance : vers 1420
Parents:

Père: Laire (de), Guillaume seigneur de Grigny
Mère: N, Ne

Famille:

Mariage: vers 1445
Conjoint:

Brion (de), Marie Sexe: Féminin
Naissance : vers 1428
Décès : 1462
Parents:

Père: Brion (de), Bermond chevalier
Mère: Montchenu (de), Marguerite dame de Beausemblant

ENFANTS

Laire (de), Guillaume seigneur de Gregny
Laire (de), Jacques
Laire (de), Jeanne Sexe: Féminin
Naissance : vers 1455
Laire (de), Gabrielle Sexe: Féminin
Naissance : vers 1455

Montchenu (de), Antoine seigneur de Beausemblant

Sexe: Masculin
Naissance : vers 1383
Beausemblant (26).


Parents:

Père: Montchenu (de), Falcon
Mère: Beausemblant (de), Béatrix dame de Beausemblant

 

Montrevel (de), Philippa dame d'Argental

Sexe: Féminin
Naissance : après 1382
Argental (42).
Parents:

Père: Montrevel (de), Guillaume baron de Mezenc
Mère: L'Hermite de La Faye, Jeanne dame de La Faye

 

Falques se qualifiait de noble et puissant homme; il était père d'Antoine. Richard de Montchenu, chevalier de l'ordre du roi Charles V en 1370; Geoflroi de Montchenu était chanoine de Lyon, il mourut en 1472; un autre Richard fut chambellan et chevalier de l'ordre d'Aimé VIII, duc de Savoie.

Un Falques était abbé général de Saint-Antoine en 1410; Jean, évéque de Viviers en 1479; Marin, maître d'hôtel du roi François Ier, sénéchal et gouverneur de la Basse-Marche et du Limousin, lieutenant du roi au gouvernement de Lyonnais, Forez et Beaujolais. Claude de Montchenu fut chevalier de Saint-Michel et gentilhomme ordinaire de la chambre du roi François Ier (Jean de Montchenu était seigneur de Beausemblant, Rattier(e) et Thodure fin du XVeme Siècle.)

Cette famille se divisa en trois branches :

La première, seigneur de Chateauneuf de Galaure;

La seconde, seigneur de Thodure;

La troisième, de Beausemblant (au XV" siècle, d'Argental).

 

thodure 2 red

 

 Melchior de Montchenu vendit la terre et le Château de Beausemblant

le chateau beausemblant entrée de la cour d'honneur 1 copieen 1656 à Alexandre de Sibeud (son gendre).

 

 

thodure red col

 Lazare de Sibeud, seigneur de Beausemblant, Maucune, avait épousé Marie Joséphine de Montchenu fille du Baron de Thodure quelques années avant la révolution. Il avait le titre de Marquis de Beausemblant. Ces deux titres disparaitront avec la révolution.

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