Beausemblant d'hier

15 juillet 2018

LA CHASSE LAVEYRON - 1978 -

Je n'ai pas souvent l'occasion de passer une photo des chasseurs : c'est dommage, car la socièté de chasse a toujours existé dans nos communes, elle fait partie, si j'ose dire, du paysage automnal. La chasse est une tradition, elle ne doit pas s'éteindre, ni succomber aux pressions lointaines de nos campagnes... Nous avons assez perdu de nos traditions !!!!

Qui de nos pères n'allait pas à la chasse le dimanche matin, crapahuter dans le coteau ou au bord du Rhône ? Qui ne l'a pas accompagné, 10 pas derrière, obéissant au moindre geste d'arrêt et de silence surtout... Attendre avec angoisse le bruit sec du coup qui part.. Regarder son père avec fierté, car son père est toujours le meilleur chasseur......

 

laveyron 1978

Photo C. Guimbaud

Accroupis de gauche à droite :

Fernand Poulenard - Denis Grattesol - Michel Veyrand - André Bombrun - Christian Guimbaud

2eme rang à G :     Roger Deschamp

au fond

? Catyl - Jean-Paul Boissy - Bruno Scapin - Jean Roumezy - Michel Roure -  Di Stephano?  - Pascal?  - ? - (Manque le nom de la personne à droite)

 

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01 juillet 2018

COMMUNION SOLENNELLE

Peut être de 1966 à confirmer

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Photo C. Guimbaud

en partant de droite : 3eme en haut Gérard Guimbaud - Lecoeur - Pouenard - Faure etc..

Danièle ! tu te vois ?

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ECOLE BEAUSEMBLANT 65-66

Photo envoyée par C. Guimbaud, photo que je croyais posséder et avoir passée sur le blog... Apparemment non !

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de bas en haut :

de gauche à droite 

1er rang assis :  ? - ? - ? - ? - Matrtine Magnouloux -  ? - ? -  Thierry SONNIER - Gilbert DEGACHE - ? - ? - ? - ?

2eme rang  :  5 eme  Brigitte Guimbaud

3eme rang   : 9eme Gérard Guimbaud - 13eme Christian Guimbaudeme

4eme rang :  -?- ? - ? - ? - ? - ? - ? - ? - François Magnouloux

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29 juin 2018

ECOLE BEAUSEMBLANT 61-62

Photo envoyée par C. Guimbaud .

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En partant en bas à droite 3eme et 4 eme Gerard et Christian Guimbaud.

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22 juin 2018

COMMUNION SOLENNELLE

Une autre de Christian Guimbaud

 

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datée de 1972 avec le doute...

de Gauche à droite

1er rang :  -  Annick Boenovec - Nicole Perrin (Veyrier)  - Brigitte Coste - Mireille Malsert - ?Bonnet - Brigitte Degache  -  Giraud?  -  Brigitte Guimbaud     

                 -  Sylvie Sassoulas (Perrin)-

2eme rang :   ? - Patrick Cros? - ?  -  ? - ? - René Besset - Jean Sauze - J-Paul Fouvet

3eme rang :   ? - ? -  ? - Daniel Cornillon - Daniel Margirier - Jean Richard

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15 juin 2018

COMMUNION SOLENNELLE

 

Merci à tous les contributeurs qui veulent bien me faire passer les photos en leur possession. Il y a peu de temps, c'est un ancien Laveyronnais qui découvre le blog et m'envoie un petit message et les photos familiales. Je connaissais mieux le frère Gérard pour l'avoir côtoyé au C.E.S, mais c'est à Christian Guimbaud (que je connaissais tout de même de vue) que l'on doit ces souvenirs. Ne rêvez pas, je ne vais pas tout dévoiler en une seule page !!!

Il l'a datée de 1969 mais avec un doute. Qui pourrait nous confirmer ?

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Toujours de gauche à droite

1er rang :        Martine Jourdan - (Dupuy ?) - Chantal Buisson - ? - ? – Martine Perrin - Claudette Bossy  - Odile Margirier

2eme rang :   Faure ? – Christian Guimbaud - ? Dreveton - Max Reynaud-  J-Luc Lecoeur- ?- Denis Ferragut - Denis Valentin

En haut :  Christine Brunet ? - ?  – Doriane Suslec –  ? -  Solange Bossy

(Les noms suivis d’un ? signifie l’incertitude : l’ignorance du nom est remplacée par un ? séparé par un -)

Les noms sans prénom, ce qui donne une fausse impression d’impolitesse, ne sont pas accompagnés de ? car nous nous y perdrions dans tous ces ?????? Désolé pour les personnes en cause, qu’elles veuillent bien me pardonner.

Par contre ne vous gênez surtout pas pour compléter les trous, mêmes si certains visages ne me sont pas inconnus, les noms m’échappent.

 

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08 juin 2018

MONUMENT AUX MORTS - fin

 

 

Mais qui est THIBAUD Camille mort en 1916  sur le monument aux morts que l’on ne retrouve pas dans le tableau d’honneur, ni dans la liste des « morts pour la France »  à Mémoire des hommes ou Mémorial Gen web ? 

Un coup d’œil sur la liste de recensement …   fils de Jean et né le 3 juin 1897.

Dans le registre d’état civil, son décès tel qu’il est écrit dans un premier temps :

 

 

«soldat au 5e régiment d’infanterie coloniale » a été ensuite rayé. Tiens tiens ! Pour quelle raison avoir biffé tous ces mots ?

 

Il n’est donc pas reconnu comme soldat ?  Ceux de la classe 17 avaient malheureusement le désavantage de partir plus tôt : Janvier 1916 d’où la raison d’un décès militairement possible en 1916.

 

Un petit tour dans les archives militaires archives de la drôme 1R345 me renseignera.

 

Il est appelé à servir dans le 5eme régiment d’infanterie coloniale. Il n’arrivera au corps d’armée (LYON) que le 21 janvier 1916 grâce à un sursis de 15 jours pour cause de maladie.

« Il est réformé temporairement de 1ère catégorie par la commission de réforme du Rhône en date du 8 février 1916 pour bronchite » soit 18 jours après son arrivée

« Réformé n°2 par la commission de réforme de Valence le 20 juin 1916 » .

 Décédé à Beausemblant le 6 juillet 1916.

 

Etant donné qu’il était déjà malade avant son incorporation, on maintenait le soldat au corps d’armée pour surveiller son état de santé et son éventuelle guérison. Mais afin de juger de la capacité du soldat à servir correctement, les commissions de réforme devaient se prononcer dans un délai maximum d’un mois sur le maintien ou non en service du soldat. Une bonne raison à ça, l’armée préférait que ces malades meurent chez eux afin qu’ils ne gonflent pas en plus la mortalité déjà dramatique de ses effectifs.

La réforme temporaire de 1ère catégorie entrainait déjà un retour au foyer. (un an maximum)

La réforme n°2 met un terme à son éventuel retour au corps d’armée.

Entre son arrivée et son décès, il n’est resté effectivement que du 21 janvier au 8 février 1916 au corps d’armée. Ainsi, dans la mesure où il a été incorporé, sur sa fiche militaire apparait dans la case campagne « contre l’Allemagne intérieur du 21 janvier au 8 février 1916 », mais je peux assurer qu’il n’a jamais combattu entre ces 2 dates.  Il était hors de question d’envoyer combattre une recrue sans un minimum d’instruction militaire. Le pauvre n'en a même pas eu le temps : il a dû passer ces 18 jours à l’infirmerie, car il y a peu de chance que la bronchite qui l’accablait depuis le début janvier (et peut-être depuis plus longtemps) ait disparu. Et même si les médecins major (surtout sur le front) avaient une certaine tendance à prendre tous les malades pour des simulateurs qui veulent éviter le front, dans le cas de C. Thibaud, sa maladie ne devait faire aucun doute. Le sursis et les réformes successives en sont la preuve. Malheureusement, entré chez lui, il ne se remettra pas de sa maladie. Il venait d’avoir 19 ans.

Alors ? On peut supposer que par compassion pour son jeune âge et respect  pour la famille,  la municipalité s’est permis ce petit manquement à la règle. Elle a tout de même voulu rendre hommage à ce jeune homme, même s’il n’est pas mort de mort violente les armes à la main, son ennemi était tout aussi impitoyable, une lutte sans remède encore efficace contre la maladie.

 

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02 juin 2018

MONUMENT AUX MORTS suite 5

 

Nous avons vu le cas Archer, voyons le parcours de Perret Edouard Marcel, lesquels,  je vous le rappelle, n’étaient pas encore notés sur le monument aux morts.

 

La transcription de son décès est inscrite 07 novembre 1922 en mairie de Beausemblant

 

 

 

PERRET Marcel né à beausemblant le 23 11 1886  N° 1079  transcription en novembre 22

mort le 29 avril 1918 à Locre Belgique

 

 

 

 

 

A l’époque de son service militaire il demeurait à Albon.

Fils de Jean-Marie et de Marie Descormes habitant aussi Albon.

Inscrit sous le n° 1079

 

 

 (petite erreur sur sa fiche militaire  qui note sa naissance en 1885)

 

A son retour du service militaire en 1911 sur le recensement de cette même année,  Il est domestique chez Victorine Bonin (pépinieriste) dont le  fils,  Lacroix Aimé travaille avec elle.

Apparemment il est venu s’installer à Beausemblant avant son départ à la guerre, mais n’apparait pas sur les listes electorales de 1914 et 15 ???

 

SA FICHE MILITAIRE :

 

Il est appelé en 1907 au 140e rgt infanterie, il arrivera au corps d’armée le 07.10.1907

Rappelé à la déclaration de la guerre, il arrive le 03 août 14 à Romans dans le 75° Rgt Infanterie.

Il passe au 414 ° rgt infanterie le 16.09.15

Nommé sergent le 13 mai 17

Disparu à Locre en Belgique le 29.04.18

Déclaré mort la France le 29.04.18 par jugement du tribunal de Valence le 07.11.1922

 

Qu’a-t-il fait pendant ces 4 années ?

Il est noté : qu’il a fait la campagne contre l’Allemagne du 03.08.14 au 29.06.18

Bléssé à Plirey le 10 avril 1915 « plaie à la tête par balle.

 

 

Citations :

A l’ordre du Rgt le 14.07.17 « chef de demi section très energique. Entraineur d’hommes. Toujours prêt pour remplir les missons les plus périlleuses. »

Cité à l’ordre du rgt n°309 du 27.01.17 « Croix de Guerre avec 2 étoiles de bronze »

 

 

 

 Son régiment :

 

1915

 Mars : le dépôt du 75e RI forme une compagnie du 414e régiment d'infanterie.

Mais il semblerait qu’il soit resté au 75 e puisque l’on retrouve son Rgt au bois de Crepey (secteur de Lihons) là où il sera blessé.

arrivé le 8 avril avec la 11e cie du 3e bataillon pour relever le 140e  RI avec comme Lieutenant FERRIEUX ; Sous-lieutenant  BONNET et MOUILLON

Bléssé en Avril ( avant l’offensive en Artois). Sa fiche ne nous indique pas s’il a été hospitalisé. Est-ce que la balle l’a juste eraflé et non pénétrante… car dans ce cas son séjour à l’hopital rendu nécessaire aurait fait l’objet d’un commentaire sur sa fiche. A-t-il participé à l’offensive ? et comme il passe en septembre 1915 au 414e rgt inf. était-il en convalescence depuis sa blessure en avril ?

Il est engagé en Artois puis du 25 septembre au 6 octobre : seconde bataille de Champagne dans la région de Suippes

En juin durant la Bataille d'Hébuterne..

 

1916

 Il est engagé dans le chaudron de Verdun

 1917

 Il est engagé sur l'Aisne de Berry-au-Bac, la Somme de Saint-Quentin puis au Chemin des Dames, à la Malmaison.

 1918

Il est engagé dans la Flandre puis en Lorraine. Le 29 avril jour de sa disparition :

 

 

 

 

 

 

A 13h30, le 29 avril, le 81e débouche du village l'Abeele, déployé en profondeur, suivi de son train de combat, et gagne le front à travers champs.

Les renseignements qu'il possède sont vagues. On croit que le col Scherpenberg - mont Rouge est à nous. Mais, vers 16 heures, la mission change. L'ennemi, en effet, a été contenu toute la journée. Nous occupons la lisière nord et les abords nord de Locre, Hyde-Park-Corner (carrefour des routes au col, entre le mont Rouge et le Scherpenberg) et la tête du ravin d'Hellebecque. Cette position est une position de fin de combat. Elle est critique. L'ennemi garde une pente dangereuse, l'avancée de Locre et du ravin d'Hellebecque, débordant le mont Rouge. La 31e division d'infanterie reçoit l'ordre de relever la 154e, et de profiter de cette relève pour pousser le front de manière à réduire les saillants ennemis et à dégager la ligne des monts. Le 81e régiment d'infanterie doit relever le 414e. Ses principaux objectifs sont Locre et l'hospice de Locre. La relève doit être terminée à 23 heures, et l'attaque se déclencher à 2 heures du matin.

(Source   http://www.chtimiste.com/batailles1418/combats/1918locres.htm)

 

 A suivre..

 

 

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31 mai 2018

LA PETITE BANDE DE GARCONS

Une petite parenthèse entre les articles des poilus, car je ne peux resister plus logntemps au plaisir de vous faire découvrir, ceci grace à la participation de Marie-Christine, cette photo que je date aussi de 1966 car nous sommes habillés comme sur les précédentes. Mais après le message de Sylvie, en comparant les habits, on peut penser que cette photo soit de l'année précédente, soit 1965. Ne serait-ce pas pour aller à la vogue du tunnel ?

 

 

garçons croix des mailles 66 ret

Sylvie sera contente de retrouver son frère.

De gauche à droite :

JM Delaye - G. Rousset - R. Bruyère - S. Delaye - J. Crouzet - C. Giraud - J. Soubeyrand - G. Crouzet - P. Poulenas

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16 mai 2018

MONUMENT AUX MORTS suite 4

 

Le monument a été érigé et inauguré en 1920 les noms de Archer Henri et de Perret Edouard ne pouvaient être gravés sur la plaque commémorative. Pour y figurer fallait-il que la mort de ces 2 soldats soit confirmée et transcrite dans le lieu de naissance.

Sur le tableau d’honneur de la Mairie,  ils ne peuvent y figurer non plus, prenant en compte les décès jusqu’à 1919.

 

 

 Transcription le 22 mars 1922  Archer henri joseph    

 

 

ARCHER Henri Joseph né le 28 juillet 1898 n° 792

Incorporé le 1er mai 1917 arrive le 2 au corps. Au 22eme bataillon de chasseurs, il passera successivement au 23eme,

au 13eme bataillon de chasseurs 28.11.18

au 58e rgt d’infanterie en 29.01. 1919  

puis au 412e  rgt inf. 01.12.19

Porté disparu le 28 mai à Bozanti

Déclaré mort pour la France le 28 mai 1920

 

J’essaie de reprendre son dernier parcour militaire :

 

Temps qu’il est dans de différents bataillons de chasseurs il n’y a rien d’étonnant :

Du 23e il passe au 13e bataillon le 28.11.18 certainement pour compléter les effectifs, car au lendemain de l'armistice, ce bataillon qui se trouve au Nord de la France,  ne compte plus que 175 hommes avant le retour de ses blessés. La 4e compagnie est dissoute. En décembre 1918, le 13e entre en Belgique.

De janvier à août 1919, le bataillon est en Allemagne. En octobre 1919 la 5e compagnie est dissoute. Appartient-il à cette compagnie ?

Archer est versé au 58e (ou 158e) entre ces 2 dates, en septembre 19. Sur les journaux de marche impossible de savoir ce qui se passe pendant ce laps de temps ??? Les hommes sont-ils partis en permission avant de se retrouver mutés dans d’autres régiments ???

Mais là où il fait preuve de malchance c’est d’être versé dans un bataillon qui part sur un nouveau front, et pas n’importe lequel.

Donc il passe au 58 eme Rgt Inf. le 29.09.1919. Enfin c’est ce que je lis. Je vous joins un agrandissement de la ligne, de l’encre rouge tache le chiffre.

 

 

 

 

Or Septembre pose un problème de taille, car à cette date le 58e a déjà été dissous (en juin).

Par contre sur la ligne à droite il est écrit « 158 infanterie 9e compagnie » avec le tampon « rectification » mention rayée.

Le 158e à la fin de la Première Guerre mondiale avait été regroupé à Strasbourg. H. Archer y est-il resté 1 mois ? Permission ?

Car de plus du 58e dissous (régiment en Roumanie à l’époque) aucun homme n’a été versé dans le 412e.

Mais qu’a donc bien pu faire H. Archer ?

Quoi qu’il en soit, au 1er décembre 19, il arrive au 412e. De chasseur, il passe directement dans un régiment de l’armée du levant.

 

Le bataillon débarque le 21 Août 1919 à Mersine en Turquie.

En novembre 1919 il relève dans le Secteur du Taurus, les troupes Britanniques.

 

Arrivée de H. Archer le 01.12.19 certainement avec les renforts de la classe 19.

 

« Encerclé dès le début de Mars 1920 par de forts contingents ennemis, a résisté pendant plus de deux mois à toutes les attaques menées contre BOZANTI et les a repoussées en leur infligeant de fortes pertes (plus de 700 hommes d'après le propre aveu des Turcs).

Ne pouvant plus être secouru et ayant épuisé la presque totalité de ses munitions et vivres, a tenté le 27 Mai 1920, en livrant de durs combats, à rompre les lignes d'investissement, mais n'a pu réussir et est resté aux mains de l'ennemi après avoir tiré tout ce qui lui restait de cartouches. »

source https://www.eliecilicie.net/mesnil_cilicie.htm

 

La garnison de Pozanti est capturée.  La bataille du 28 mai de Bozanti fait partie  de la reconquête par les turcs de son territoire, Mustafa kemal menant une guerre d’indépendance de 1918 à 1922. 

Nos pertes du 27, 28 et les jours suivants. Pertes estimées : tués 51 - Blessés 185 -  environ 300 disparus.

Henri Archer Disparu le 28 mai 1920, fait partie du nombre

A cinq  mois de la « quille » on aurait pu espérer d’un peu de compassion de l’état major en plaçant les « anciens combattants » dans des zones de « paix » comme à la frontière avec l’Allemagne, mais la considération du commandement envers le poilu ne s’est pas modifiée avec la signature de l’armistice, qui normalement mettait fin à la guerre … sur notre sol.

Ceci était le résultat de mes reflexions jusqu'à ce que je reçoive la réponse à mes interrogations sur un forum :

 « Selon toute vraisemblance, le soldat Archer était volontaire pour servir en Orient.

Il a donc été muté (mutation individuelle) au 58e RI le 29 septembre 1919. Le décideur en France ne connaissait vraisemblablement pas la réalité de la situation sur ce théâtre.

Ce régiment avait effectivement été dissous en juin 1919 mais son 1er bataillon avait continué d'exister au sein du régiment d'infanterie de marche métropolitain, formé le 1er juillet à partir des trois régiments d'infanterie de la 30e DI, le 1/58 devenant le 3/RIMM (d'où 58e RI, 9e compagnie).

Le RIMM étant lui aussi dissous le 31 août 1919, quand notre soldat arrive en Orient, il est certainement versé dans un dépôt avant de rejoindre le Levant où il est affecté au 412e RI, vraisemblablement au 2e bataillon puisqu'il est compté disparu le 28 mai 1920 à Bozanti alors que la garnison assiégée depuis avril tentait une ultime sortie pour briser l'encerclement.

Il serait intéressant de nous donner les dates de mouvement par mer qui n'apparaissent pas sur votre copie d'extrait. »

Cordialement

Eric de Fleurian (Mais je ne peux accéder à sa demande, sur sa  fiche je n'ai pas les dates de mouvement par mer)

Du coup on n'a plus le même raisonnement en ce qui concerne son destin. S'il a choisi d'être volontaire pour l'armée d'Orient, est-ce qu'il en connaissait les risques?  connaissait-il la situation de notre armée sur place ? Voulait-il "voir du pays"?

+-+-+-+-+-+-+-

Malheureusement, 2 ans après,  cette famille Archer sera de nouveau touchée par la perte d’un autre enfant.

 Un télégramme envoyé à la mairie,

 

le maire se faisait le messager de la terrible nouvelle.

 

 ARCHER PAUL ALBERT  (N 302)

NE LE 12 JUIN 1901 A BEAUSEMBLANT

FILS DE HENRI ET SAIVE Eugénie

Incorporé le 05 avril 1921 au 107e rgt artillerie lourde

Maintenu service armé dans son arme par la commission de réforme de Belfort du 02.06.21

Passé au 133e R.A.L le 14.02.22

Réformé definitivement le 2 juin 22 (problème pulmonaire)

DECEDE HOPITAL 8 JUIN 1922

En résumé Paul Archer a du demander de passer devant une commission de réforme, chose faite le 02.06.1921. Mais apparemment cette commission l’a jugé en assez bonne santé pour pouvoir continuer ses obligations militaires. Un an après, son état est tel que la commission se prononce pour une réforme définitive avec pension.  Nous sommes le 02 juin 22, il mourra 6 jours après à l’hopital de Metz.

 

 (sources : Archives départementale de la Drome 1R374

                Archives municipales)

 

A suivre…

 

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