La Course Cycliste des enfants
La vogue au village : Elle n'a plus le même succès qu'avant, mais ceci malheureusement se vérifie dans tous les villages. A plus ou moins longue échéance ces fêtes votives sont vouées à disparaître et pour de multiples raisons ; déjà les bals qui accompagnaient couramment la vogue, ont disparu, mais là il s'agit d'un autre sujet, même si guère éloigné.
Elles sont souvent, selon l'usage, organisées par les conscrits du village ; mais combien de temps encore verra-t-on des jeunes prendre la responsabilité d'une telle organisation ? Les conscrits ne représentent plus qu'un ensemble de personnes nées la même année puisque l'appel sous les drapeaux a disparu. A la vitesse où la population d'un village (dans notre région) se modifie, je doute fortement des liens qui uniraient suffisamment ces jeunes pour s'engager dans de telles manifestations. D'ailleurs, combien déjà de fêtes traditionnelles ont déjà disparues faute de l'intérêt que leur portaient les populations locales les jugeant souvent "ringardes" ? Le plus surprenant, c'est que se sont les mêmes, qui pendant leurs vacances d’été, cherchent et trouvent dans d'autres régions, les fêtes populaires traditionnelles très intéressantes ???
La situation de notre vallée, de par son axe nord-sud, ouverte à l'industrialisation et au commerce, nous sommes la troisième couronne de Lyon (Vienne étant la seconde) confrontés à une population itinérante avec des mentalités différentes, qu’il faut tout de même loger, d’où une construction à outrance... Tous ces éléments réunis (et il y en a bien d’autres) ont modifié petit à petit nos comportements, car nous y avons aussi perdu nos repères. L'exigence qui nous est faite à nous ruraux de parceller les terres de nos aïeux, pour des raisons pratiques de raccordements aux différents réseaux, l'appât du gain, etc... exclue pratiquement tous les "enfants du pays" qui construisent ailleurs que dans leur commune de naissance faute d'y trouver un terrain à un prix abordable. Il y a encore 40 ans, côtoyer dans un village 3 ou 4 générations, n'avait rien de surprenant. Je vous défie d'en faire autant de nos jours !!! ...
L'été prochain, lorsque vous participerez à une fête locale aux "fins fonds" d'un département, interrogez vous sur la raison de son succés.
Les enfants découvrent très tôt les joies du manège dans des parcs d'attractions autrement plus spectaculaires. Ils ont tellement d'autres choix de loisirs qui les accaparent. La vogue arrive dans le village alors qu'ils sont déjà blasés, les parents aussi... Le prix d'un ticket de manège n'est pas négligeable et peut être aussi un frein dans les dépenses à gérer. Les forains bientôt ne s'y retrouveront pas, et une bonne partie disparaitra entrainant la fin des vogues.
Et il y avait la course cycliste !
Le matin pour les enfants de l'école, dans un tour qui à l'époque passait par Boresse jusqu'à sur la route de la Blache !!!
et pour les parents qui le désiraient.
Année 97
L'après midi, c'était la vraie course cycliste avec équipes, voitures, motos... Et puis les problèmes de sécutrité à envisager devenant drastiques, elle a disparu.
Il y a encore plus longtemps, il y avait aussi la course de la vogue de Saint Vallier, le dernier week end de Juillet.
Afin que tout le monde puisse participer aux festivités, qui duraient tout de même 4 jours, les entreprises locales faisaient relaches lundi pour la course et mardi pour le taureau de feu.
Cette photo est prise à la Croix des Mailles avec en arrière plan la cité Charles Grenier.
LA FETE DE L'ECOLE
Toujours dans les photos de la Famille Pochon, une que l'on aimerait voir être accompagnée de plein d'autres.
Nous sommes en (début 1950) elle est prise de ce qui servait de scène, le préau, qui donnait accés aux classes, avec en fond, un grand portail qui s'ouvrait sur la N.7. A l'opposé, derrière ce public et au fond, le portillon de sortie.
L'immense marronier à droite, principale source de l'activité manuelle extra scolaire d'automne.
Question : N'y a t il personne pour se reconnaitre ?
Il y a des visages qui me paraissent familiers, comme à gauche, les enfants au deuxième rang Bonnet ? La femme à droite au troisème rang : Mme Chalon ?
LES CONSCRITS de la Vogue
de JP Pochon
Dans cette tranche d'âge, je suis au moins sûr d'une chose : ils ont tous internet, que logiquement, ils devraient tôt ou tard trouver ce blog, et qu'ils vont inéluctablement m'envoyer des photos.
un an après, les 20 ans retrouvaient leur "maître" mais qui n'avait plus, ce qui enfants les faisaient délirer, la "deudeuche" rouge.
Ils lui avaient offert d'ailleurs ce jour là, en souvenir, la miniature d'une deudeuche rouge.
SAINT HUBERT - Fin
J'en étais certain : Vous ne pensez toujours pas que les photos en votre possession sont succeptibles de m'interesser, car cette fête surgit de notre histoire locale par l'article précédent, vient d'éveiller le souvenir d'instantanés à Florence (enfin... à sa soeur). Merci Florence... et "dégotte" nous encore quelques clichés oubliés. (là, je la cherche...)
Ceux ci sont datés de 1964 et sont pris de la Villa Robin.
Cette fête gardait son côté sacré et religieux . Cérémonie, messe suivies par un grand nombre de fidèles.
Nous n'avons pas le même carrosse que dans l'article précédent : alors venait il, ainsi que les chevaux, aussi du Chateau de Senaud ?
Comment voulez vous que je fasse des articles complets si vous ne me donnez pas un coup de main ? Le problème ce sont toutes les interrogations qui subsistent face à des clichés qui datent et dont les témoins sont, soit disparus, soit trop jeunes pour avoir un souvenir précis, soit qu'ils n'ont pas internet, et ne savent donc pas que je recherche les infos...
Alors, quand vous inviterez Papy et Mamy à manger les merguez, surtout qu'il va y avoir des week end à rallonge ce mois ci, vous les installez entre 2 verres de vin, avant qu'ils ne s'endorment sur le bord de la table, devant l'écran de l'ordinateur, vous ouvrez ce "super blog" de Beausemblant dont vous êtes comme des milliers d'autres, "accro" et vous faites défiler toutes les photos en ligne.
Quitte à ne leur donner à manger qu'en récompense d'un renseignement. Inutile d'essayer l'alcool à outrance pour obtenir des aveux, on va y perdre en précision.
Et la meute ?
Non d'un chien ! Il serait bien étonnant qu'ils ne vous retrouvent pas quelques noms (pas des chiens) ou anectodes qui se réfèrent à un des articles.
SAINT HUBERT - Suite 2
Je n'avais pas envie de mettre en ligne en une seule fois toutes les photos maintenant en ma possession.
Ainsi, puis je vous distiller par petit bout, la cérémonie qui a eu lieu ce jour de fête de St Hubert 1967.
Il doit exister un enregistrement car regardez la personne à droite, au pied du podium, elle tend un micro. Avis de recherche ! Après, il suffit de retrouver le magnétophone, si possible en état de fonctionner.
Il y avait pour nous accompagner un autre groupe de belle prestance dont la provenance ne nous est pas certaine ; peut être bien du Château de Senaud.
Nos sonneurs, n'étaient pas aussi nombreux que sur la vidéo, mais quelle son !
Il n'y a pas si longtemps, (rien qu'une trentaine d'années..) lorsque je participais à un ball-trap, j'ai eu l'occasion d'entendre un concert de trompes du côté d' Eclassan me semble-t-il, en Ardeche sûrement. C'est donc qu'il existait encore des sonneurs dans la région, car je suis certain qu'il y avait une troupe à St Vallier, mais je peux aussi me tromper, et que celle ci avait participé à cette fête à Beausemblant. Il me semble qu'il y avait un monsieur Alarcon (je jouais dans le même club de basket que lui) dans ces sonneurs ... Le problème, sur les photos, je ne retrouve pas ce visage familier. Alors, pouvez vous me confirmer, amis lecteurs s'il existait au sein de l'Indépendant de trompettes à Saint Vallier (drôme) une section de sonneurs ? J'ai posé la question à un musicien de St Alban d'Ay. Il pense qu'il n'y avait pas de "sonneurs" pour la bonne raison qu'il n'y avait pas de chasse à cour (ce terme s'appliquerait qu'en vénerie) dans notre région, par contre, c'étaient des musiciens qui reprenaient ses thèmes et formaient un groupe pour se produire dans des fêtes. Les musiciens (Chasseurs alpins entre autre) utilisent le cor et non la trompe (différence de tonalité : le premier en Mi bémol le second en Ré = différence de longueur).
En cherchant bien, rien n'interdit d'appeler, aussi, un "sonneur" de cor de chasse.
Alors, en ce qui concerne le droit à l'image, concernant les personnes en arrière plan, et même au premier, je n'ai pas eu besoin de "flouter" car même en grossissant l'image, j'ai du mal à distinguer les visages. Et puis nous sommes entre nous...
SAINT HUBERT - Suite
Faute d'avoir retrouvé les autres clichés "de mauvaises qualités" j'ai fait appel, encore une fois, à la Tante, et oh merveille ! elle a sorti de la malle à trésors quelques photos de cette Saint-Hubert.
J'ai parlé de la taille des costumes dans l'article précédent, et bien en voilà l'illustration.
C. VERT - D. MOREL - C. DELAYE
Les mêmes personnes ainsi que, à l'extrème droite : Joly, amicalement surnomé "jolly Jumper".
J'ai eu aussi la surprise de me retrouver sur cette photo, en train de flatter "Magalie", ma jument préférée.
Il s'agissait bien là d'une fête, tout était prévu pour ça : guirlandes et scène, dont l'installation à l'arrière ne laisse aucun doute sur sa fonction.
Il faisait beau et chaud ce jour là, à l'image de la poussière soulevée !
Ne serait ce point l'ami sussu au premier plan (ou Mr Auger) ?
SAINT HUBERT
Qui connait encore cette fête et sa tradition ?
Patron des chasseurs depuis le 9ème siècle, St Hubert est aussi invoqué pour le succès des chasses et la protection des chiens et des chevaux.
Combien de fois a t elle été organisée à Beausemblant, je ne saurais vous le dire, mais ce sont les chasseurs qui étaient à l'origine de celle ci. C'était à l'époque une fête que l'on retrouvait encore souvent dans nos villages.
Dans les années 1967 ou 68, j'ai eu l'occasion d'assister à cette fête car il y avait les chevaux de mon oncle chez le Grand père à Beausemblant. Il y avait donc les répétitions les jours précédents auxquelles je participais à cheval, mais, je n'ai pas eu droit à la générale, ni au costume !!! En fait il n'y avait que des grandes tailles, et au souvenir que je garde de mon frère flottant dans la veste et son pantalon, pourtant de constitution robuste, je n'ose imaginer à quoi j'aurais pu ressembler, moi lui rendant 4 années. Pour accompagner cette atmosphère de fête, 8 jours avant, le "tourne disque" tournait à plein régime sur un 33 et crachait en boucle (les 2 faces svp) de la musique de circontance, tous les airs de la chasse à cour y passaient... Toute une ambiance !
Nous nous retrouvions tous un dimanche matin dans le parc de chez monsieur Gondian, pas au mois de Novembre, mais en été. Il y avait la messe, la bénédiction des animaux en présence des sonneurs de trompe de chasse.
Je me souviens de cette aubade donnée sous nos fenêtres à la Croix des Mailles par ces sonneurs (de St Vallier) en tenue qui devaient surprendre les automobilistes de passage.
Nous avions d'autres photos, d'une qualité exceptionnellement "mauvaise", mais sur lesquelles je n'arrive pas à remettre la main dessus .
Pour vous donner une idée, je vous joins une vidéo trouvée sur youtube
Messe de Saint Hubert en l'église de Saint Jorioz avec l'Echo du Viviers
COMMUNION SOLENNELLE 197
Photo que l'on doit à Jean Pierre Pochon qui devra m'envoyer un petit message pour me repréciser l'année. (et les noms)
Année 197 ???
ECOLE BEAUSEMBLANT- ANNEE 1951
4eme rang - 4 Ferragut 5 Bobichon 6 Chabert 8 Fereire 10 Grand 16 Chabert
Ecole suite
Les Jumelles demoiselles Crotte debouts à droite. Mais n'y a t il pas d'autres jumelles devant elles ?
Nous sommes en 50 ou 51.
Ne trouvez-vous pas que l'instituteur parait bien jeune ? Avec en fond le grand portail d'entrée. Par contre, je ne sais pas si l'entrée des élèves se faisaient dans le temps par celui ci ou par le petit portail que nous, en 1959, empruntions. Il donnait sur la route de Beausemblant, moins fréquentée que la nationale 7 ; mais là encore tout est relatif en terme de circulation...
Je me souviens l'année de notre installation ( j'ai 6 ans) à la Croix Des Mailles, avoir traversé la N7 sans avoir regardé, dans le dos des parents, et avoir pris ma première leçon, d'ailleurs assez courte, de code de la route, mais que j'ai bien retenue puisque accompagnée d'une sévère correction. Je vous assure qu'il y avait moins de risque dans les années 50, mais il ne fallait tout de même pas trop renouveler l'exploit, car même si les voitures étaient moins nombreuses, en revanche, elles ne roulaient pas à 50. Combien d'accidents mortels avons nous eu à déplorer rien que sur la Croix des Mailles ! Combien en ai je vus ! J'ai même vu une fois, un automobiliste, éjecté de sa voiture dans des circonstances dont je ne me souviens pas, courir à côté d'elle, alors qu'elle s'était mise en tête de vouloir (une dauphine) continuer sa route. Il a pu je vous rassure la stopper avant qu'elle prenne la descente : faut dire qu'elle n'avait pas réussi à reprendre beaucoup de vitesse, elle broutait un peu car le redémarrage en 3eme (je ne pense pas qu'il y eu 4 vitesses) lui était difficile.
Pour nous, regarder passer les voitures pouvait être une occupation. Rien à voir avec le flot continue quotidien de maintenant, ne parlons pas des camions : Ils faisaient vibrer toutes les vitres de notre maison, car en haut de la montée, ils étaient toujours à la peine. Chose encore plus rare, mais ô combien excitante, objet de notre curiosité, quand des motards de la Gendarmerie s'arrétaient près de la maison ! là nous atteignions le surnaturel !
J'ai même vu s'installer juste en face de chez moi, les radars de l'époque : 2 fils parallèles qui traversaient la route... Je suppose que c'est le temps mesuré entre les 2 fils qui donnait la vitesse. La 403 cachée derrière un mur, bien entendu, traquait les voitures qui depassaient le 60 km/h.












INTERROGEZ-LES !!! 










