Le monument aux morts

 

Nous sommes en 2018, il y a bientôt cent ans, 1918 c’était l’année de la signature de l’armistice qui mettra fin à cette guerre.

 

Le MIROIR N° 261

 

 

 

Il faut attendre la parution du 24 novembre pour que le Miroir traite de l’armistice. Sur les 2 précédents « Miroir » aucune liesse ; les titres ne traitent même pas de la fin du conflit. Ce décalage entre la date de parution et le résumé de la semaine précédente est assez surprenant. Mais le plus étonnant c’est de ne pas trouver en couverture de l’hebdomadaire la photo des manifestations de joie ???

Les honneurs du journal appartiennent en premier lieu aux Généraux, et aux politiques. Il faut ouvrir la page centrale pour trouver une photo de la foule envahissant la cour du Palais-Bourbon suite à l’annonce de la capitulation de l’Allemagne.

 

 

Cela avait commencé en 1914 :

Le 9 aout paraissait le n° 37 qui débutait la longue liste d’une série que suivaient les Français, de semaine en semaine, et découvraient les photos d’une guerre où ne mourrait que l’ennemi.

 

 

 

L’hécatombe qui résulte de ces 4 années de combats, inutiles pour une bonne part, laissent des parents, des frères, des veuves et des enfants dans un extrême désarroi. Derrière ce gâchis, Ils ne leur restent plus que le souvenir de leur(s)  mort(s) que malgré tout on veut rendre héroïque.

Les civils veulent rendre un hommage à leurs enfants morts dans ce conflit, morts pour la patrie, pour la France !

Si on avait demandé aux soldats survivants ce qu’ils pensaient de cet hommage rendu à leurs frères d’armes, ils auraient répondu, au moins pour certains d'entre eux, qu’il aurait fallu s’occuper de leurs sorts avant qu’ils ne soient sacrifiés… Ce que l’arrière voudrait bien faire oublier en érigeant de beaux et grandioses monuments, encouragé en cela par les discours enflammés des dirigeants de l’époque, et une subvention du Ministère à la clé, proportionnelle aux nombre de morts.

Il ne faudrait pas oublier que pendant les années de guerre, le poilu se sentait devenu un étranger lors de ses permissions à l’arrière. Il dérangeait presque le « ronron » quotidien des citadins et des villageois, à vouloir rappeler que la guerre tuait au front. Un monde séparait le soldat du civil. Chacun avait ses soucis et préoccupations, à l’arrière pour subsister, les soldats du front, pour trouver une légitimité, le soutien, de la reconnaissance dans ce qu’ils accomplissaient quotidiennement.

 

courriers de poilus


   

 

06 sept 15 maudite guerre

9 oct 14 medailles noicir bouton mort nov 140 ri

Voici ce qu’écrivait le demi-frère de ma grandd-mère :

 

lettre sonier recto 23 01 15

(àsuivre)